Le 12 Janvier 2009, Daniel Bensaïd est décédé dans la quasi indifférence médiatique. Philosophe, à l'origine de la création de la LCR et caution philosophique du jeune Nouveau Parti Anticapitaliste, l'homme a été pendant de longues années un des activistes dans le domaine des idées de la gauche de gauche. Fondateur de la revue critique Contretemps, il y publiait certaines de ses réflexions. Il y a trois semaines encore, il livrait aux lecteurs un article intitulé Le mot «communisme», ses blessures, sa charge explosive. Vous pouvez le lire ci-après.
Alter pressé
Le mot «communisme», ses blessures, sa charge explosive par Daniel Bensaïd | Commentaires : 0
jeudi, janvier 21 2010
La liberté sexuelle n'est pas le viol (Par Caroline Fourest - Le Monde édition du 10 octobre ) | Commentaires : 3
vendredi, octobre 9 2009
La saillie de Marine
Elocution, allocution, exaspération | Commentaires : 0
jeudi, juin 25 2009
Parfois BHL s'ennuie... tant pis.
Le Chabot-té en touche | Commentaires : 0
jeudi, juin 11 2009

C'était un soir de débats. Un fond de rêve européen, des tables
séparées, des duels finement concoctés, de la polémique espérée, tout
était là pour faire triompher le spectacle plutôt qu'une réelle
discussion sur l'avenir d'un projet, jadis utopiste aujourd'hui
alarmant.
Puis, rien ne s'est passé comme prévu ou peut être tout s'est trop déroulé comme prévu. Foire d'empoignes, attaques en-dessous de la ceinture, procès en corruption, l'ensemble du soap était réuni. Triste soupe. Véxée de s'être faite dépasser par son petit jeu, Arlette Chabot n'a pas aimé les excès et les accusations. Alors elle a cherché l'argument choc. Celui qui dédouanerait les hôtes au détriment des invités.
Arrive l'argument massu. "C'est la culture banlieue qui entre dans le débat politique" lâche-t-elle. Panorama de la vision portée par un microcosme sur ces quartiers populaires plus souvent à la une pour une voiture brûlée que pour leur culture riche, innovante. Cette digression porte en elle le mépris. Norbert Elias ne liait il pas la pacification de la vie publique à la civilisation? Finalement la banlieue, homogène juste par le nom, resterait une zone sauvage où règne le diktat de l'émotion et du primaire? Pourtant, il nous semble avoir lu, il y a quelques décennies, la tenue de duels entre hommes de bonnes familles, le mercredi l'assemblée grouille d'attaques alors que l'absence des banlieusards dans l'hémicycle y est bien connue. Le pouvoir et son attraction porte en lui bien plus de sang, de calomnies que ces zones, terres de fantasme.
Interpelés par cette sortie de Madame Chabot, des auteurs et artistes de banlieue ont pris la plume pour le site Internet de Mouvements, Presse-Pensée vous retranscrit cette tribune. L'autre soir le vote a encore perdu de son lustre, seulement le jour où le citoyen y renoncera, la dernière forme d'expression sera la rue. Là-bas ce ne sera pas "la culture banlieue" mais juste l'écœurement en action.
Vincent Roca - Le Silence - | Commentaires : 0
jeudi, avril 23 2009
L'art de marier les mots traverse les temps, les pages et les ondes. D'une plume d'oie ou d'un ordinateur, dans les colonnes d'une gazette lycéenne ou au creux d'une oreille collée au poste de radio, le support ne saurait triompher du verbe. Humour, humeur, se hument sur les lignes des auteurs.
Dans cette jungle de jongleur se niche un judicieux joueur de jugaux tendant le joug et la joue à des jeux textuel jouissifs. Le terrain de ses galéjades n'est autre que France Inter, radio publique actuellement en légère restructuration suite à un changement de propriétaire, et plus précisément l'émission Le Fou du roi, animée par Stéphane Bern. Lieux d'exercices de style en tout genre, ce divertissement de mi-journée prête les ondes à Didier porte, humoriste politique, Daniel Morin, narrateur d'actualité ou encore Vincent Roca, alchimiste verbal. C'est à ce dernier que nous allons nous intéresser, par le biais de sa chronique prononcée lors de l'exercice du jeudi 16 avril 2009. Concoctée pour la venue de Claudia Cardinale dans les studios de la radio nationale, l'auteur s'est lancé dans une valse digne de Pierre Légaré - dont nous vous reparlerons une autre fois - autour du silence. Autant dire qu'il savoureux de voir un silence faire parler de si belle manière.
(La retranscription ayant été faîte par le site, n'hésitez pas à signaler les fautes de frappes)
Politique d'immigration: l'Homme kleenex? | Commentaires : 4
lundi, mars 2 2009
Depuis plusieurs années, en France comme en Europe, nous assistons à un durcissement des lois envers l'immigration jugée illégale. Politique présentée comme inévitable pour améliorer la situation des immigrés "légaux", elle demeure tout de même un des pans les plus discutés des politiques publiques.
Symbole du virage sécuritaire pris par les instances dirigeantes, les arrestations incessantes ne sont pas à l'abri de bavures et d'atteintes au principe même de l'humanisme. Le Contre-journal de Libération propose un récit saisissant relatant l'aventure de "O", jeune camerounais un temps recruté pour ses qualités de traducteur par l'état avant d'être jugé expulsable. Pour pousser les murs, il faut voir ce qu'il y a entre ces derniers.
Matin Brun - Franck Pavloff | Commentaires : 0
samedi, février 14 2009
Franck Pavloff est un auteur français. Son nom ne vous dira peut être rien, pourtant son ouvrage Matin Brun est passé entre de nombreuses mains.
Cette nouvelle a connu son succès lors de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2002. Alors que la France s'avérait choquée par la participation d'un candidat d'extrême-droite au second tour de l'élection suprême, le référent de l'époque nazie a refait surface dans les esprits de citoyens, jusqu'ici convaincus que le danger était cantonné aux livres d'Histoire.
L'ouvrage de Pavloff s'est invité dans le débat public grâce à sa faculté à rendre intelligible le processus de consentement des populations qui a présidé à cette époque, comme dans d'autres régimes totalitaires. La nouvelle met en scène deux personnages qui constatent la montée d'un régime souhaitant faire du brun l'unique couleur de leur pays. Les deux protagonistes restent passifs se persuadant même de la légitimité d'une politique de "brunissement", pourtant loin de leurs idéaux. Un jour, cette logique d'épuration les rattrape... mais il sera trop tard pour y échapper.
Cette lecture suggère l'importance de la désobéissance civile lorsque le droit va à l'encontre des principes fondamentaux. L'esprit du texte rappelle le poème du pasteur anti- fasciste Martin Niemöler.
Bonne lecture...
Le capitalisme du désastre par Naomi Klein | Commentaires : 0
vendredi, février 6 2009
La crise occupe les moindres encarts de nos journaux. Des études sur les possibilités de relances oscillante entre investissement et consommation aux défaussement de responsables fuyant des responsabilité, c'est finalement un feuilleton doté d'un mauvais scénario doublé d'un casting de seconde zone que les jours livrent aux populations, bien souvent dépassées par les danses astronomiques du nombre. Afin d'élargir le prisme d'analyse, Presse-pensée publie un texte de Naomi klein, auteure de No Logo, extrait de son site puis traduit par Jim Cohen et Nicolas Haeringer, pour Mouvements et intitulé Pourquoi la droite aime les désastres, basé sur son concept de Capitalisme du désastre. Bonne réflexion.
